lundi 12 mars 2012

Une épargne en diminution

Pour MM. BASTARD et FIQUET si le contexte est dégradé ce serait la conséquence d'une "épargne en diminution" et d'un "endettement significatif".

Sauf à imaginer que ces Messieurs n'aient jamais prêté attention à ce qu'ils ont voté depuis près de 4 ans cette présentation est une insulte à l'intelligence !

Tordons tout d'abord le cou à un canard qui ne laisse pas bien augurer des compétences de M. FIQUET quant à le Gestion des deniers publics : une collectivité territoriale N'EPARGNE PAS. Sa vocation n'est pas de se constituer une cagnotte au détriment des contribuables.

Une rapide interrogation sur GOOGLE permet d'ailleurs de se rendre compte que c'est seulement en Afrique que l'on parle d'épargne publique (à ne pas confondre avec l'appel public à l'épargne organisée par des sociétés privées) !
En France on constate, selon le cas, des excédents (quand les ressources encaissées ont dépassé les dépenses) et des déficits (dans le cas inverse).

Cette présentation a le mérite d'éviter à MM. BASTARD et FIQUET de parler du taux des impôts locaux qui a été majoré de plus de 40% par l'équipe à laquelle ils appartenaient, sans compter les errements de la C.C.B.S.

Le tableau présenté oublie de préciser qu'en 2007 et 2008 ce que ces Messieurs appellent improprement épargne (1.299 k€ et 82 k€) était l'excédent de fonctionnement qui, comme les années antérieures, était transféré à la section investissement.
On notera que le budget étant déjà voté lors de l'arrivée du RPV en 2008, malgré ses excès divers, et sans aucune augmentation d'impôts la Ville dégageait encore un excédent de fonctionnement.
Quand il n'est pas le résultat d'une majoration brutale et injustifiée des impôts cet excédent s'appelle (on le comprendra aisément) "autofinancement".

La majoration brutale des impôts de 50% en 2009 et d'un peu plus de 40% les années suivantes a automatiquement entraîné une majoration des ressources de la Ville de plus de 5 M€ en 2009 et d'environ 4 M€ les années suivantes.

L'absence de réalisation du moindre projet fait que malgré
  • la hausse pharamineuse de la masse salariale et des frais d'études,
  • le remboursement des subventions,
  • les dédits versés aux entreprises,
  • l'augmentation massive des frais financiers,
  • le remboursement de près de 3 millions du capital emprunté,
  • l'absorption du budget SIVU et, compte-tenu du fiasco du parking sous la Place, du budget stationnement,
l'excédent de fonctionnement est resté de près de 3 millions en 2010 et 2011.

Oublions donc ces pudiques habillages de vierges effarouchées et constatons que si la situation est contrainte c'est du fait de l'aberration économique qu'a représenté l'arrêt des travaux et la multiplication des dépenses de fonctionnement injustifiées (allant parfois jusqu'à tripler les effectifs sur un seul poste).

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